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Triptyque

Courrier décacheté

 

Où Frédéric, parmi les noyés, va voir sa fille, et pense à la féminitude ; pourquoi il se désole d'être contraint à de sordides stratégies ; où Françoise est en compagnie de France-Inter et bénéficie d'excellents conseils ; où sa meilleure copine fait son travail de chômeuse ; où Frédéric apprend une nouvelle fâcheuse par un courrier électronique que Françoise s'est empressée de décacheter.

 

Changement Châtelet, direction Vincennes. Le trottoir roulant véhiculait Frédéric comme les milliers de personnes qui allaient dans un sens, dans l’autre. Son sac sur l’épaule, il marchait comme les autres, en automate. Ces métros remplis de noyés… Il tira de sa mémoire défaillante un autre extrait : ces villes épuisées par ses enfants de cinquante ans. Mais… mais voir un ami pleurer !

Encore faudrait-il en avoir, ricana-t-il intérieurement, pensant à Philippe. Aucun de ceux qu'il nommait ainsi, autrefois, ne donnait l'impression de se soucier de lui, depuis qu'il avait quitté le milieu terrestre pour le milieu marin. Frédéric les appelait, quand il était en France, de plus en plus mollement. Ils répondaient gentiment, lui proposaient de boire un coup ensemble. Puis Frédéric repartait, et il avait le sentiment d'être immédiatement oublié. Encore s'agissait-il de ses « amis » à lui. Avec ceux et celles qu'Isabelle lui avait présentés, et auprès desquels il s'était mis en frais, le contact avait immédiatement été rompu, sitôt la séparation... Restaient les copains de bateau, comme il y avait eu les copains de tennis, les copains de la salle de boxe, les copains des circuits.

Un heurt dans son dos, d’un jeune homme qui jugeait qu’il ne marchait pas assez vite. C'était simple : personne n'avait le temps.

Depuis trois ans que sa fille Mathilde habitait à Montreuil, il était venu plusieurs fois chez elle, mais il continuait d’hésiter sur la station où il fallait descendre.

Il descendit à la bonne station. Questionné, un passant le renseigna. Il était un peu en avance. Il alla prendre un verre au bistrot, au coin de la rue de l’Avenir. Les murs étaient décorés de vieilles affiches vantant les mérites de la Traction et de la DS 19. Sur des étagères reposaient des maquettes des mêmes modèles ; un fan de Citroën, mais dont la ferveur paraissait exclure les autres productions de la marque. Le patron ne semblait pas d’humeur à parler de la firme aux chevrons. L’automobile, c’était un des seuls sujets, avec les femmes, dont pouvaient discuter les hommes en se sentant complices. Comme sans doute, autrefois, des chevaux. Mais le goût des voitures devenait peu à peu comme une passion honteuse, un truc de béotiens, de primaires. Les femmes, on évitait le sujet. L'impression que la police de la féminitude veillait, attentive aux dérapages sexistes.

- Un pastis, oui, c’est ça. Pas besoin de glace, si l’eau est froide…

Son verre devant lui sur le traditionnel comptoir en zinc, Frédéric continua de soliloquer. Disposer de la 106 de Françoise, voilà qui lui rendrait un fier coup de main. De cette façon, il pourrait aller sans difficulté à Aubervilliers, chez son copain, et ici, à Montreuil, où il pourrait voir Mathilde aussi souvent que possible. Il irait aussi à Rueil voir sa mère, à la maison de retraite. Heureusement, Françoise ne mesurait pas l’importance du service proposé. Sinon, elle négocierait durement. Frédéric avait horreur des faux-semblants, mais il fallait, bon gré mal gré, garder pour lui son sentiment de gratitude. Il fallait feindre, pour ne pas donner prise. 

Deux hommes en bleu de travail s’accoudèrent au bar.

C’était désolant d’adopter des stratégies aussi sordides, mais c’était sous la contrainte, conclut Frédéric. Dans l’esprit de Françoise, tout ce qui se refusait à elle devenait l’enjeu d’un combat, à base de coups bas. Le plus délirant, c’était que le but de ce combat étant de l’attacher à elle, les petits gains obtenus par le chantage, le marchandage, le harcèlement, l’éloignaient toujours plus d’une victoire, victoire toujours plus improbable, sans pour autant qu’une solution, quelle qu’elle fût, mette fin à une situation que le temps avait rendue aussi illisible qu’insoluble. C’était un succès, le fait que Françoise n’ait plus mis les pieds sur « Marjolaine » depuis un bon moment. Il continuerait de résister à ses demandes. Lucide néanmoins, il ne croyait pas que son caractère se soit subitement affermi. Heureusement, il y avait eu Samia, brève relation mais suffisamment intense pour lui faire mesurer toute l’absurdité de celle qui se répétait depuis dix ans avec l’obstination bête d’un disque rayé.

 

…...................................................................

 

C'était presque l’heure d’écouter « Le Fou du Roi » sur France-Inter, que Françoise ne ratait jamais. Mais il fallait téléphoner tout de suite. Elle avait trop de choses à dire. Victoria décrocha.

- Tu sais, il est revenu.

- Qui, il ? Ton saligaud de marin ? Décidément, tu n’as pas encore compris. Mais tu fais comme tu veux. Si tu veux te faire piétiner, c’est ton affaire. Comment ça va, le travail ?

- Ça va. Je suis débordée. J’ai une trad’ de trente pages au moins, une histoire incroyable, une fille qui s’est prostituée pendant douze ans, elle a vécu en France sans papier pendant tout ce temps, son ami la cachait le jour dans une chambre avec six autres filles, toutes des filles de l'Est comme elle, et puis un beau jour tout le monde disparaît. Le type, les filles…

- Le type, tu veux dire son souteneur ?

- Je ne sais pas, elle dit que c’est son fiancé. C’est possible… 

La rubrique de Didier Porte avait commencé. Françoise l’entendait déchirer à belles dents l’invité de l’émission, tandis que Stéphane Bern, sur un ton de chaisière offusquée, émettait ses habituels « Oh, non ! »

- Attends, c’est l’émission, j’écoute en même temps. Oh ! là là ! Qu’est-ce qu’il lui met ! Bon, qu’est-ce que je disais ? Oui, elle s’est retrouvée seule, elle est allée au commissariat, elle ne parle pas un mot de français, elle passe au tribunal, je dois traduire sa déposition. D’ailleurs, il faut que je m’y mette, je dois la rendre ce soir.

- C’est bien payé ?

- Pas trop mal, mais ils ne règlent que dans six mois. C’est le problème, quand on bosse pour une administration.

- Tu sais, j’y repense, à ton mec. Je t’ai toujours dit de laisser tomber ce type. Il ne te mérite pas. Il t’utilise, il te considère comme une carpette, et tu accours à peine il te fait signe, tu n’as pas compris ? Il ne sera content que quand tu seras malade, je te dis qu’un jour tu vas en crever, par la faute de ce salaud. Tu ne connais pas les hommes, à ton âge ? Je t’ai prévenue, dès le début. Regarde où tu en es maintenant. Toutes ces années gâchées… Allez, j’ai bien vu son genre, quand je suis venue. Je ne le supportais plus. J’ai été obligée de partir au bout de cinq jours. C’est un joli cadeau que tu m’as fait, en m’invitant. Merci !

- C’est vrai, ça n’a pas très bien marché. Ce n’est pas de chance, je suis désolée. Tu sais, j’ai eu de bons moments aussi, sur le bateau. Tu ne peux pas savoir…

- C’est ce que je dis, il s’est servi de son bateau pour te faire rêver, et pour tirer un coup de temps en temps, quand ça lui chante. Tu m’as bien dit qu’il ne t’invitait que quand ça l’arrangeait, jamais quand tu lui demandais.

- Si, si, des fois c’est moi qui lui demandais. Bon, ce n'était pas possible à chaque fois. Il n'était pas toujours seul, il a sa fille.

- Sa fille, et puis sans doute toutes les salopes rencontrées ici et là. Ça ne doit pas manquer dans ces coins-là. C’est comme tous les racistes, ils n’ont qu’une idée, c’est de baiser les filles de couleur. Je ne comprends pas comment tu peux avoir des relations avec un type qui a des idées pareilles.

Françoise fut à deux doigts de tout lui dire ; que Frédéric, justement… Elle sut se taire, par amour-propre, mais sa meurtrissure trouva une expression plus politique. Samia, c'était la goutte qui avait fait déborder le vase. Elle ne pouvait plus les sentir, ces Arabes, elle qui avait toujours eu une sensibilité de gauche.

- Raciste, on finirait par le devenir. Tu as vu, ces voitures brûlées, l’autre jour, et ces bagarres… Moi je regrette, mais je suis pauvre, je n’ai qu’une petite voiture, si on me la brûlait je ne pourrais pas en changer.

- Et l’assurance ? Écoute, s’ils font ça, c’est parce qu’ils veulent s’exprimer, montrer qu’ils rejettent ceux qui les excluent. C’est normal, il faut les comprendre.

Se lancer dans une querelle avec Victoria ? Mieux valait renoncer. L’ancienne employée d’Air France pouvait la faire bénéficier de voyages gratuits.

- Bon il faut que je raccroche, j’ai du boulot. On se voit ce week-end ? J’ai proposé à Gérard de venir à Saint-Germain avec sa fille…

- Je ne peux pas. Il y a des répétitions, pour la pièce. Tu sais, je t’en ai parlé, de cet auteur malien. Après le succès qu’on a eu, il y a quatre ans, on va la reprendre, avec des variantes. Au fait, comment il va, Gérard ? Toujours aussi con ? 

Françoise rit de bon cœur. Gérard n'était pas con, il était simplement perturbé. Son divorce l’avait laissé sur la paille. Depuis, il buvait, et disait des horreurs sur les femmes. Le pire, c’est qu’il traitait son ex de tous les noms quand il en parlait à sa fille. Celle-ci avait demandé à sa mère la permission de ne plus le voir. Gérard, de son côté, affirmait que c'était elle, la mère, qui avait commencé à le dénigrer auprès de sa fille, et qu’il était tellement en colère qu’il ne pouvait plus se contrôler. On ne savait pas. Françoise expliqua à Victoria qu’elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour le raisonner, en lui expliquant qu’en insultant la mère, il risquait aussi de perdre la fille. « Je m’en fous, criait Gérard, rouge de colère (il avait des éruptions cutanées, sans doute dues au stress, qui le rendaient encore plus laid, au point d’en être risible). Je ne verrai plus ma fille, et ça fera deux connes de moins dans ma vie. »

- Et il a dit ça devant la petite, tu te rends compte ? Bon, faut que je me mette au boulot. On se rappelle ?

Françoise ouvrit le dossier de sa traduction. Au moment où elle allait commencer à taper sur le clavier de l’ordinateur, le téléphone sonna. C’est sa meilleure amie. Nathalie voulait savoir si elle pourrait disposer de la voiture, le jeudi suivant.

- C’est ennuyeux, ça tombe mal, figure-toi… Tu sais que je dois aller lundi en Normandie garder les chats…

- Tu vas conduire, avec ton pied bandé ! Mais c’est très dangereux, tu me l’as dit toi-même !

- Mais tu ne me laisses pas parler, ne m’interromps pas, je vais t’expliquer.

- Explique-toi, mais fais vite, je dois donner une réponse pour ma convocation.

De temps en temps, l’ANPE demandait à Nathalie de répondre à une offre d’emploi, de façon active encore que toute théorique – les quinze ans de chômage de Nathalie en témoignaient. C'était comme un jeu de rôles, où chacun tenait le sien. L’Agence faisait consciencieusement son travail d’intermédiaire, Nathalie jouait activement son rôle de chômeur de longue durée mais nullement découragé. L’employeur potentiel sacrifiait quelques minutes de son temps pour recevoir des candidats totalement inaptes au poste proposé. Il s’agissait en l’occurrence d’un contrat en CDD de réceptionniste, chez un grossiste en matériels électriques, à Marly-le-Roi. L’entrevue ne durerait que quelques minutes, mais il fallait s’y rendre, afin que l’employeur puisse faire un honnête compte-rendu à l’ANPE, et que Nathalie, chômeuse malchanceuse mais activement à la recherche d’un emploi, preuves à l’appui, ne soit pas radiée des listes, perdant du même coup les menus avantages qui dépendaient de son statut.

- Tu sais, pour aller à Marly, il y a un bus, le 257 je crois. Tu veux que je vérifie ?

- Bon, tu ne veux pas me prêter ta voiture. C’est dégueulasse, tu sais ! Ma fatigue, tu t’en fous !

La discussion s’éternisa, jusqu’à ce que Françoise, pressée de question, finisse par avouer qu’elle allait prêter sa voiture à Frédéric pour qu’il l’emmène en Normandie. Les invectives fusèrent : entre son amie d'enfance et ce Frédéric, c’était à lui qu’elle donnait la préférence !

- Non, mais… Si tu m’avais prévenue plus tôt… Écoute, je vais voir ce que je peux faire.

Puis, subitement encolérée :

- J’en ai marre, c’est toujours sur moi que ça tombe ! Je voudrais bien pouvoir faire ce que je veux, de temps en temps !

- Fais ce que tu veux, mais alors ne compte plus sur moi pour t’héberger, quand tu as des sous-loc’s !

Cela, en effet, méritait réflexion. Françoise arrondissait ses revenus en louant de temps en temps son petit deux-pièces. Si le ou la locataire était seul, elle se repliait dans le salon, laissant sa chambre. S’il y en avait plusieurs, elle couchait chez Nathalie, en la défrayant. Elle se radoucit :

- Bon, j'appellerai Frédéric. Il est chez sa fille, à Montreuil. Il pourra peut-être te laisser la voiture jeudi.

- Demande le lui tout de suite, on sera fixé.

 

…...................................................................

 

- Alors, papa, tu restes cette nuit ? C’est d’accord ?

La mère de Mathilde et son mari devaient se rendre à un festival de théâtre. La venue de Frédéric arrangeait tout le monde. Il pourrait passer deux jours complets avec Mathilde. Il coucherait dans le lit de Jules, le petit garçon du couple. Il verrait sa fille toute la soirée. Ils pourraient parler, se retrouver.

L’eau chauffait pour les pâtes. Mathilde grattait sa guitare. Frédéric réfléchissait. Il relut le mail de Samia reçu à l'instant : « j’ai fait un test de grossesse, il est positif ».

Françoise découvrit le message au même moment, et attendit fébrilement la réponse. Le ton de celle-ci lui mit du baume au cœur. Cette salope, il avait su la remettre à sa place : « Responsable, rien ne me le prouve : car rien ne me prouve que tu n’as pas eu d’autre(s) relation(s). Désolé d’être brutal… »

Après le dîner, Frédéric proposa à sa fille – cadette, se corrigea-t-il - de lui faire la lecture. La bibliothèque de la maison paraissait n’être composée que de livres récents, mais après avoir un peu fureté, il tomba sur un Jack London.

La lecture du soir était un rite incontournable, depuis que Mathilde était toute petite. Cette habitude reprenait vie chaque fois que le père et la fille étaient ensemble. La lecture terminée, il resta un instant auprès d’elle, puis l’embrassa en lui souhaitant bonne nuit.

- N’éteins pas trop tard, il y a école demain. Tu as aimé l’histoire ?

- Collège, papa ! Je suis au collège! A la rentrée, j'irai au lycée.

Un bon lycée, grâce aux petits arrangements d'Isabelle, dont les principes égalitaires n'allaient pas jusqu'à y sacrifier son enfant, à l'instar de nombreux enseignants.

Mathilde, apparemment, avait pris goût aux livres. Frédéric était persuadé que ce goût durerait, même s’il n'était plus là pour l’entretenir. Il raisonnait en homme n’ayant pas connu, enfant, la présence de la télévision et des nouveaux médias. Il répéta : « N’éteins pas trop tard, hein ! » Elle secoua sa tête aux lourds cheveux châtains, rajusta ses lunettes, et piqua un rapide baiser sur la joue de son père en réponse au sien, sur le front. Pour lui, malgré les formes de la jeune fille, malgré ce corps devenant celui d’une femme, elle était l’enfant, elle serait toujours l’enfant. Mathilde était l’enfant qu’on élève, qu’on protège, qu’on essaie d’armer pour affronter ce monde de folie, à qui on essaie d’expliquer cet univers inexplicable.

Il alla s’installer dans le lit étroit de l’autre chambre, celle de Jules, le petit braillard de six ans que Mathilde adulait. C'était Jules que Mathilde mettait en avant lorsque, autrefois, il proposait à sa fille de vivre avec lui sur le bateau. Mais il y avait bien sûr d’autres raisons. Les habitudes, les copains, l'école, l’appartement de ses parents, comme elle disait parfois étourdiment, ce qui pinçait douloureusement le cœur de Frédéric… Plus le temps avait passé, plus l’éventualité qu’elle vienne habiter chez lui avait diminué. Maintenant, cette possibilité était quasiment nulle, et probablement inadéquate.

Il dormirait sans doute mal, ou pas du tout. Le décalage horaire, l’inconfort, la pensée de Mathilde dans la pièce à côté, la grossesse de Samia – mais était-elle vraiment enceinte, et de lui ? -, le garderaient éveillé. Son mobile sonna, quelque part dans le salon. Avec une grimace, il s’arracha à son livre et buta contre des objets, dans le noir.

- Je ne te dérange pas ? C’est Françoise…

Que dire ? Qu’elle le dérangeait, en effet ? Elle l’avait déjà appelé deux heures plus tôt, sans raison apparente.

- Vas-y ! Qu’est-ce que tu veux encore ?

- Voilà, c’est à cause de la voiture.

- Oui, eh bien ?

- J'ai une amie qui aurait besoin de ma voiture, jeudi. Je suis embêtée. Elle doit…

- Attends, attends ! Pas besoin de me dire pourquoi elle en a besoin, je m’en fous ! Si elle veut la voiture, c’est donc que tu ne me la prêtes plus. Donc, notre accord ne tient plus. Donc, je ne t’accompagne pas en Normandie, lundi. Ce n’est pas un problème. Et maintenant, il faut que je raccroche. Je suis fatigué, et je suis avec Mathilde.

- C’est où ?

- Peu importe. Tu n’as pas besoin de le savoir.

-Non, je n’ai pas besoin que tu me le dises, en effet, confirma-t-elle, ravie du bon tour qu’elle lui jouait. Mais tu as l'air bizarre. Il y a quelque chose qui ne va pas ? De mauvaises nouvelles ?

Elle enchaîna, très vite :

- Ne raccroche pas ! Je ne lui ai pas dit que j’acceptais, à ma copine. Je peux refuser. Après tout, elle est à moi, cette voiture !

- Tu fais comme tu veux, mais tu me donnes une réponse tout de suite, ou à la limite demain matin… Et puis d’ailleurs, pourquoi elle ne t’accompagne pas en Normandie, ta copine? Elle n’a pas mal au pied, elle !

- Elle n’aime pas conduire sur un long parcours. Elle n’a pas l’habitude.

- Un long parcours ? Moins de deux cents kilomètres ! Mais, bon, on ne va pas discuter de ça. Tu me rappelles demain, et tu me donnes ta réponse. Si je n’ai pas de réponse, je considérerai que c’est annulé, et je verrai ce que je dois faire. Bonne nuit.

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